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Plusieurs grands chargeurs entendent mettre la pression sur les armateurs pour qu’ils verdissent leurs flottes. Ils se sont rassemblés au sein de la plateforme Cargo Owners for Zero Emissions Vessels (coZEV). Dans une déclaration commune, ces neuf sociétés (Amazon, Brooks Running, Frog Bikes, IKEA, Inditex, Michelin, Patagonia, Tchibo et Unilever), réunies par l’ONG américaine Apen Institute, se donnent pour objectif de transférer leur fret sur des navires propulsés par des « carburants à zéro carbone » d’ici 2040.

Ils veulent envoyer « un signal fort » à « la chaîne de valeur maritime et aux producteurs de soutes » que les chargeurs veulent « un transport sans carbone et qu’ils attendent que l’industrie accélère rapidement ses efforts de décarbonisation dans les années à venir ». Pour rappel, les objectifs de l’OMI sont plus modestes, puisqu’il s’agit de réduire de 40% les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 et de 70% en 2050, par rapport au niveau de 2008, et l’ensemble de ses émissions de gaz à effets de serre de 50% en 2050.

Or, la coZEV souligne que pour s’aligner sur les objectifs de l’Accord de Paris, l’industrie du transport maritime doit passer à des carburants à zéro carbone d’ici le milieu des années 2020 pour les utiliser à grande échelle en 2030 et être entièrement décarbonée d’ici 2050 au plus tard. Estimant que « les forces du marché ne suffiront pas à elles seules », la coalition appelle « les décideurs politiques du monde entier à prendre des mesures rapides et ambitieuses pour faire progresser la décarbonisation du transport maritime ».

Maersk a favorablement accueilli l’initiative indiquant soutenir « pleinement la décarbonation de la logistique ». Dans les colonnes du Financial Times, Morten Bo Christiansen, responsable décarbonation du groupe danois, y a vu « la meilleur nouvelle que nous ayons eu depuis longtemps dans notre industrie », estimant que cela doit encourager « le saut vers des carburants vraiment neutres en carbone ». Pour rappel, l'armateur fait construire des navires au méthanol vert, évitant ainsi d’investir dans des navires GNL comme d’autres compagnies.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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