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Après avoir remporté ses premiers succès en Europe du nord avec son système PLUG, l’entreprise française NG3 a signé son premier contrat dans l’Hexagone. Elle a en effet été retenue, a appris Mer et Marine, pour fournir le système de courant quai du nouveau ferry allant assurer la liaison entre l’île d’Yeu et le continent. Prévu pour entrer en service à l’été 2022, le futur Insula Oya III a pour mémoire été commandé en janvier par la région des Pays de la Loire au constructeur breton Piriou. Ce dernier a confié la partie électrique du navire à l’un de ses fournisseurs réguliers, Shipelec, qui a retenu NG3 pour fournir les équipements allant permettre au navire de se brancher au courant électrique terrestre lorsqu’il effectuera ses escales à Port Joinville et Fromentine.

Cette solution de branchement, qui permettra au navire de ne générer aucun bruit ni pollution quand il sera à quai, offrira une connexion électrique de 1000 volts permettant de couvrir les besoins énergétiques du navire, y compris les deux grues et les rampes servant à l’embarquement et au débarquement du fret et des véhicules. Le dispositif PLUG, très simple d’utilisation et en service depuis une dizaine d’années en Norvège, est automatique et ne nécessite donc pas l’intervention de l’équipage pour effectuer le branchement, qui s’opère en moins d’une minute. Il est également peu encombrant et pour l’Insula Oya III a été encore optimisé. Ainsi, pour gagner de la place, le système de contrôle commande sera directement intégré dans le « Power Management System » du navire, qui sera fourni par Shipelec.

 

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© NG3

Système PLUG, ici sur un ferry de la compagnie norvégienne Color Line (© NG3)

 

C’est en 2011 que le  PLUG (Power generation during Loading and UnloadinG), conçu par NG3, a pour la première fois été retenu, en l’occurrence par la compagnie norvégienne de ferries Color Line, qui après un test concluant sur le Color Magic (avec une connexion de 11.000 volts), a ensuite équipé toute sa flotte, NG3 fournissant les solutions embarquées et le dispositif de connexion au terminal portuaire, avec comme premiers ports équipés Oslo et Kiel en Allemagne. Depuis, la société française a vendu sa solution à d’autres armateurs norvégiens, notamment Hurtigruten, Norled et Havila. Plusieurs autres ports ont été équipés, comme Bergen. Trondheim et Bodø doivent suivre cet été et d’autres ensuite, notamment dans le cadre de la desserte de l’Express côtier norvégien, l’objectif étant d’offrir le courant quai pour toutes les escales suffisamment longues.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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