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De notre envoyé spécial. 

1. Plus grand. Signe que la croissance et la confiance s’installent, le Nautic suit le mouvement et commence à pousser les murs. Doucement. Le salon occupe cinq halls et couvre une surface de 130.000 m², soit 8 % de plus que l’an dernier. 825 exposants ont répondu à l’appel cette année. Un chiffre en augmentation de 10 %. « Il y a plus de voiliers, beaucoup plus de bateaux à moteur. On avait prévu de faire de la croissance, mais pas autant. On a dû refuser des bateaux à moteur », fait remarquer Alain Pichavant, le commissaire général du salon.

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2. Objectif jeune. Au chapitre des nouveautés propres au salon, on notera l’effort visant les jeunes générations, avec l’installation de bassins, dont un rallongé qui accueillera deux finales du championnat de France de ski nautique câblé. Un autre permettra des démonstrations de surf. Un large espace pour les activités de plage, qui a nécessité l’apport de 210 tonnes de sable, est aussi installé. « Notre grand challenge, c’est le rajeunissement de notre clientèle, souligne Yves Lyon-Caen. L’extraordinaire épanouissement des années 70-80 doit trouver un nouveau souffle. Le Nautic ne doit pas s’adresser qu’aux enfants de plaisanciers qui ont grandi sur les pontons. Aujourd’hui, il y a une diversité considérable d’entrées dans le nautisme. A nous de leur montrer ces portes ». 

 

250.000 
 

En nombre de visiteurs, l'objectif d'affluence visé par la FIN d'ici trois ans

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3. Trois coups de cœur. Côté innovations constructeurs, on retiendra trois modèles de bateaux à moteur. Cette « famille » représente aujourd’hui 80 % des ventes. Chez Ocqueteau, on met en avant l’Ostréa 800, fait pour la pêche principalement. Il est équipé d’un moteur hors bord, ce qui n’existait pas jusqu’alors dans cette marque pour une telle taille, 7,80 m. Il existe en version cabine ou open. À partir de 38.000 euros (sans moteur). Chez Jeanneau, la gamme phare des Cap Camarat accueille un 9.0 wa qui succède au 8.5wa. Un luxueux bateau de 7,96 m équipé, au salon, de deux moteurs Yamaha de 250 cv. Il a rencontré un tel succès que le stock est déjà épuisé. Il faut passer commande pour la prochaine production. Prix : 62.409 euros, coque nue. Pour ses 60 ans, la marque américaine Boston Whaler vient de sortir une nouvelle version de son modèle iconique des années 70, le 170 Montauk. Une carène revisitée, des équipements plus « familiaux », ce petit bateau de 5,28 m coûte 41.160 euros avec un Mercury 100 cv. 

4. Des enchères et une légende. Une vente aux enchères de quelques bateaux à moteur aux somptueuses boiseries datant d’avant les années 60 est également organisée sur le salon. Ces embarcations viennent notamment de Suisse et d’Allemagne. Un espace a été imaginé pour les nouveaux plaisanciers qui souhaitent visiter des voiliers de différentes catégories. Parmi eux, pour toucher l’Histoire, le Pen Duick III d’Eric Tabarly. 

5. Permis bateau. Les organisateurs du Nautic ont invité les 80.000 nouveaux titulaires du permis bateau. Sachant qu’une bonne moitié d’entre eux n’ont jamais eu l’occasion de visiter un voilier par exemple », relève Alain Pichavant. Certains visiteurs ont gagné le droit de passer leur permis directement au salon. Théorie sur place, la pratique dans quelques jours sur la Seine. 

Le virus de décembre...
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Jean-Michel Royer

Le Nautic et ses voiliers aux intérieurs luxueux, ses vedettes à la coque miroir qui ne connaît pas encore l’antifouling, ses hors-bord dignes des sculptures de César, tous ses yachts à la facture salée… Même si ce rendez-vous concentre toujours à lui seul un quart des ventes de bateaux neufs en France, l’événement possède une autre vocation : inoculer un virus, bénin, mais souvent contagieux et dont on ne guérit pas vraiment, même à ses vieux jours (on en connaît). 

Quand la mer monte à Paris, chaque mois de décembre, elle veut toucher tous les publics et pas seulement les plus fortunés. Aujourd’hui, le nautisme est de moins en moins synonyme d’accès à la propriété, les boat clubs prennent leur essor, le marché de l’occasion et ses affaires accessibles se porte bien ; enfin, les sports de glisse ne nécessitent pas le budget d’un bateau. La mer, comme terrain de jeu, n’a pas de prix.

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Un article de la rédaction du Télégramme

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