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Installés dans la zone nautique du Minaouët à Trégunc et à la frontière de Concarneau, les chantiers de construction de voiliers IDB Marine et BFR-Marée Haute ont décidé d’unir leurs compétences. Les deux chantiers, qui développent des voiliers de croisière - mais aussi quelques unités de course -, réfléchissent « depuis déjà pas mal de temps à un regroupement industriel », reconnaissait, ce dimanche, Denis Bourbigot, fondateur en 2005 du chantier IDB Marine. Rien n’est encore officiellement acté - « nous y travaillons » - mais « nous avons bien la volonté de travailler ensemble », poursuivait le patron d’IDB Marine.

Une zone nautique opportune

Les deux chantiers sont installés dans la même zone nautique. Le groupe BFR, spécialisé dans l’agroalimentaire, est entré dans le capital de Marée Haute en 2016. Un sacré bol d’oxygène pour ce chantier en plein développement. En 2017, le groupe BFR a racheté tout l’espace nautique du Minaouët, permettant d’ajouter à la carte de la construction nautique de Marée Haute, celles de la réparation et de l’entretien des bateaux de plaisance et même de pêche. D’importants investissements ont permis d’améliorer toute la zone nautique. Juste en face des bureaux de Serge Calvez - patron du chantier BFR Marée Haute -, ceux de Denis Bourbigot, patron d’IDB Marine. Les deux constructeurs se connaissent bien.

Une logique industrielle de développement

La logique d’accroître le développement industriel des deux chantiers passait aussi par une mutualisation des moyens ; donc un regroupement. Si la structure juridique n’est pas encore connue, la réflexion « très avancée » de ce regroupement a été annoncée aux salariés des chantiers jeudi dernier. « Ce rapprochement, va nous permettre d’optimiser les locaux (sur environ 4 hectares, la zone nautique du Minaouët compte près de 8 000 m² de bâtiments couverts, NDLR), et de mutualiser un ensemble de choses », résumait Denis Bourbigot. Très connu pour son Django, décliné en plusieurs tailles, BFR Marée Haute connaît la croissance et compte 27 salariés. De son côté, IDB Marine emploie 17 salariés et se taille une très bonne réputation avec son Mojito et son Malango décliné également en plusieurs tailles.

L’esprit fonceur des Ministes

Les deux patrons ont fait du mini 6.50. Et comme cette petite bombe à hautes performances, ils sont fonceurs. Du coup, « Le regroupement va aussi nous permettre de développer tout un département d’unités de course », estime Denis Bourbigot. Les deux chantiers ont déjà un pied dans le monde de la régate. BFR Marée Haute vient de créer une écurie de course nommée « Team BFR Marée Haute » et formée de cinq mini 6.50 et de six skippers. Une première du genre en France. De son côté, IDB Marine vient, avec l’architecte naval David Raison, de lancer la construction d’un mini 6.50 à étrave ronde, baptisé Maxi 6.50. Des bateaux que l’on dit prometteurs sur le circuit. Quatre Maxi 6.50 naviguent déjà et « 17 autres sont commandés ».

Le regroupement de ces deux chantiers du Sud Finistère va réunir la construction de voiliers de croisière connus et celle de voiliers de course prometteurs. Un panel de compétences et tout pour devenir un vrai poids lourd dans le nautisme.

Un article de la rédaction du Télégramme

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