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Le HMS Defender se joint au groupe aéronaval français

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Le HMS Defender se joint au groupe aéronaval français

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Le groupe aéronaval emmené par le porte-avions Charles de Gaulle a pris un caractère encore plus européen avec l’arrivée le 10 décembre, en son sein, du HMS Defender. Le puissant destroyer lance-missiles britannique, cinquième des six nouvelles unités du type 45, a rallié le GAN à l’occasion du repositionnement de celui-ci dans le golfe Persique.

 

Le HMS Defender, ici avec un porte-avions américain (© ROYAL NAVY)

Le HMS Defender, ici avec un porte-avions américain (© ROYAL NAVY)

 

Un cousin des Forbin et Chevalier Paul

Cousins des frégates franco-italiennes du type Horizon, dont font partie les Forbin et Chevalier Paul, les T45 mesurent 152 mètres de long et affichent un déplacement d’environ 7500 tonnes en charge. Identique aux Horizon, leur système d'armes principal a fait l'objet d'un programme en coopération entre le Royaume-Uni, la France et l'Italie, le Principal Anti Air Missile System (PAAMS) ayant été baptisé Sea Viper par les Britanniques. Comme sur les frégates franco-italiennes, il s'articule autour de 32 missiles Aster 30 et 16 missiles Aster 15 (six lanceurs verticaux Sylver A50). Le reste de l’armement des T45 comprend 8 missiles antinavire Harpoon, une tourelle de 114 mm, deux systèmes multitubes Phalanx, deux canons de 30 mm et quatre tubes pour torpilles Sting Ray. Chaque destroyer peut embarquer un hélicoptère. Les moyens électroniques principaux comprennent un radar de veille longue portée S 1850M et un radar multifonctions Sampson.

 

 

8 bâtiments, 28 avions et 3000 marins de quatre nations

Avant le passage du canal de Suez, qu’il a franchi le 7 décembre pour pénétrer en mer Rouge, le Charles de Gaulle avait déjà vu son escorte renforcée par la frégate allemande Augsburg, du type 122, alors que la frégate belge Léopold Ier est intégrée à la force française depuis son départ de Toulon le 18 novembre.

Ces bâtiments étrangers complètent les unités de la Marine nationale déployées autour du Charles de Gaulle : la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate anti-sous-marine La Motte-Picquet, un sous-marin nucléaire d’attaque et le bâtiment de commandement et de ravitaillement Somme, le GAN étant par ailleurs traditionnellement couvert par un avion de patrouille maritime Atlantique 2. Avec le HMS Defender, c’est donc une flotte européenne de 8 bâtiments, une quarantaine d’aéronefs et 3000 marins qui est désormais à pied d’œuvre.

 

L'Aquitaine et la Provence (© MARINE NATIONALE)

L'Aquitaine et la Provence (© MARINE NATIONALE)

 

La FREMM Aquitaine sur le départ

Dans les prochains jours, l’Aquitaine, première des nouvelles frégates multi-missions françaises, quittera sa base de Brest pour rallier en janvier le groupe aéronaval, au sein duquel elle remplacera le La Motte-Picquet. Son premier sistership, la Provence, se joindra à elle en début d’année à l’occasion d’un déploiement destiné en particulier à vérifier ses capacités militaires en eaux chaudes, préalable à son admission au service actif.

 

Le Forbin avec l'USS Harry S. Truman (© EMA)

Le Forbin avec l'USS Harry S. Truman (© EMA)

 

Le Forbin brièvement intégré au groupe aéronaval américain

Le Chevalier Paul (qui embarque un Caïman Marine) dont il avait été un temps évoqué l’intégration au groupe aéronaval américain (CSG-8) emmené par l’USS Harry S. Truman, devrait finalement rester avec le Charles de Gaulle jusqu’à la fin de sa mission. Son jumeau, le Forbin, a en revanche intégré du 29 novembre au 2 décembre le CSG-8 alors que celui-ci évoluait en Méditerranée avant, normalement, de rejoindre le Golfe.

 

Le Cassard dans le Golfe avec l'USS Theodore Roosevelt en septembre (© EMA)

Le Cassard dans le Golfe avec l'USS Theodore Roosevelt en septembre (© EMA)

 

Le Cassard a quitté le Golfe

Enfin, compte tenu de l’arrivée du GAN dans cette région, la frégate antiaérienne Cassard, qui assurait depuis le mois d'août la présence navale française au large de l’Irak, a quitté le Golfe pour rentrer à Toulon à l'issue d'une très longue mission au cours de laquelle elle a notamment oeuvré avec l'US Navy et fourni de précieux renseignements sur la situation dans la zone.

 

Groupe franco-américain dans le Golfe, ici en 2010 (© US NAVY)

Groupe franco-américain dans le Golfe, ici en 2010 (© US NAVY)

 

Un amiral français à la tête de la composante navale de la coalition

On rappellera que le Charles de Gaulle est engagé depuis le 23 novembre contre Daech en Irak et en Syrie. En date du 9 novembre, le groupe aérien embarqué, constitué notamment de 18 Rafale Marine et 8 Super Etendards Modernisés (auxquels s’ajoute deux Hawkeye et des hélicoptères)  avait réalisé 130 sorties, 22 frappes et 9 missions ISR sur les territoires contrôlés par le groupe terroriste. Depuis son entrée en mer rouge, le porte-avions français est devenu le bâtiment amiral de la Task Force 50, composante navale de la coalition internationale luttant contre Daech. C’est la première fois que le commandement de la TF50, confiée pour plusieurs semaines au contre-amiral René-Jean Crignola, n’est pas assumée par un officier général américain. Une décision qui démontre, selon l’état-major des armées, « le haut niveau d’interopérabilité que les marines française et américaine ont atteint ». 

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