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Le patrouilleur austral Osiris sera-t-il remplacé?

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Le vénérable patrouilleur austral Osiris a 47 ans cette année. La question de son remplacement continue de se poser, alors qu’il doit sortir de flotte en 2016 à l'issue de sa dernière convention triennale d'affrètement. Ancien palangrier mauricien de 53 mètres, appréhendé pour pêche illicite dans les eaux australes en 2003, il a été saisi et transformé en patrouilleur la même année. Armé par les marins de la SAPMER, il est affrété auprès du GIE Protection Légine et Ressources Halieutiques, qui regroupe les armements français à la pêche à la légine pour effectuer des patrouilles dans les eaux australes françaises. 85% de ses frais d’affrètement, qui s’élèvent à 1 million d’euros par an, sont payés par l’administration des Terres Australes et Antarctiques Françaises ; les 15% restants sont supportés conjointement par la direction des Affaires maritimes et la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture.

 

Un bateau neuf? Un affrètement? Aucun des deux?

 

Pour son remplacement, plusieurs pistes sont envisageables. Un bateau neuf, d’abord : le fonds européen pour les Affaires Maritimes et la Pêche (FEAMP) pourrait financer cette construction à hauteur de 70%. Une belle opportunité, qui cependant, pourrait bien être écartée : le coût actuel de fonctionnement de l’Osiris est de 7000 euros par jour. Celui d’un bateau neuf serait plus élevé. Or, aucune des administrations ne souhaite (ou ne peut) payer davantage pour cet affrètement.

Une deuxième solution, déjà évoquée il y a quelques mois, serait l’affrètement d’un bateau. Des unités palangrières devraient sortir de flotte incessamment, comme le Cap Horn 1 de l’armement Le Garrec, qui sera remplacé fin 2015 par un bateau neuf ou, à moyen terme, la Croix du Sud de Sapmer. Une dernière solution, et qui n’est peut-être pas la plus improbable, serait un non-remplacement si les administrations, et en particulier celle des TAAF largement mise à contribution pour cette mission qui relève normalement de l’Etat, estiment que les autres moyens sur zone sont suffisants. Les réflexions sont encore en cours.

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