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La justice russe ne montre décidément aucun signe de clémence vis-à-vis des 30 militants de Greenpeace actuellement en détention provisoire à Mourmansk. Elle a rejeté hier la demande de remise en liberté sous caution des trois membres russes de l’équipage. Les 27 autres, ressortissants étrangers parmi lesquels figurent un Français, devraient être entendus dans les jours à venir. 

Embarqués sur l'Arctic Sunrise, les militants sont inculpés de piraterie, suite à l’action menée contre une plateforme de Gazprom en Arctique, le 18 septembre dernier. Action qui avait entrainé le lendemain l'interception du navire de Greenpeace par les forces russes. Les 30 activistes encourent jusqu’à 15 ans de prison. Alors que Greepeace dénonce des conditions de détention particulièrement difficiles, qui semblent malheureusement être le lot quotidien des prisonniers dans ce pays, une importante mobilisation internationale de soutien est en cours. Les Pays-Bas, Etat du pavillon de l’Arctic Sunrise, ont entamé des démarches en vue de libérer les militants écologistes. Mais les relations entre les deux pays sont tendues depuis que, selon Moscou, un diplomate russe a fait l'objet à son domicile d'une arrestation musclée, dimanche dernier à La Haye. 

 

 

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L'un des 30 militants emprisonnés en Russie (© DIMITRI SHAROMOV - GREENPEACE)

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