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Nathalie Kosciusko-Moriset et Marie-Luce Penchard, ministre des l'Ecologie et de l'Outre-mer, ont estimé que la découverte d'hydrocarbures dans les eaux de la Guyane française pourrait, à terme, représenter « un potentiel économique majeur ». Annoncée le 9 septembre par le groupe britannique Tullow Oil et ses partenaires (Total, Shell France et Northern Petroleum), cette découverte de pétrole a été réalisée à environ 150 kilomètres au nord-est de Cayenne, sur le puits GM-ES-1, foré par un peu plus de 2 000 mètres de profondeur d'eau et atteignant actuellement une profondeur de 5 711 mètres. Pour autant, la France ne devient pas encore un Etat pétrolier. Car, comme l'a précisé Tullow Oil, si la présence d'hydrocarbures a effectivement été détectée, cela ne signifie pas encore l'existence d'un réservoir exploitable. Les recherches vont donc se poursuivre pour savoir si, oui ou non, il existe un véritable potentiel d'exploitation dans les eaux guyanaises. Ainsi, la campagne de forage exploratoire lancée en mars va continue afin de confirmer ou infirmer la tendance actuelle (en principe d'ici la fin de l'année). Un ou plusieurs autres forages devront, par ailleurs, être réalisés, de manière à confirmer la présence d'un réservoir exploitable. Si tel est le cas, il faudra ensuite passer à la phase opérationnelle avec l'étude des moyens nécessaires et l'installation des équipements ce qui ne pourra se faire avant plusieurs années. « Comme c'est le cas pour le forage en cours, sous l'égide du préfet de la Guyane et des services de l'Etat, toutes les garanties de sécurité, notamment environnementales, devront être réunies pour la poursuite de cette exploration. Si une exploitation d'hydrocarbures s'avère possible, l'Etat veillera tout particulièrement à ce que les collectivités, les entreprises locales et plus généralement la population de la Guyane bénéficient des retombées économiques. Afin d'en définir les principes, l'Etat engagera des discussions avec l'ensemble des parties prenantes dès que l'existence d'un réservoir exploitable sera confirmée. Cette découverte importante imposera également une évolution de la législation et de la réglementation », précise le ministère de l'Ecologie.Pour mémoire, la découverte a été réalisée sur le permis Guyane Maritime, qui s'étale sur 32.000 m2 à des profondeurs d'eau de 2000 à 3000 mètres. Opérateur, Tullow Oil détient 27.5% de ce permis, alors que les participations de Shell France, Total et Northern Petroleum sont respectivement de 45%, 25% et 2.5%.

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