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Une information étonnante dans la longue et très médiatisée instruction consécutive au naufrage du chalutier loctudiste Bugaled Breizh, en janvier 2004, au large du cap Lizard. Selon l’enquête menée par nos confrères du Télégramme, l’été 2013 a réservé son lot de surprises.

En effet, alors que l’instruction pourrait être close par les magistrats d’instruction nantais en charge de l’affaire début octobre prochain, des pièces importantes, les journaux de bords de plusieurs bâtiments militaires français ont refait surface. Il s’agit de ceux du sous-marin nucléaire d’attaque Rubis, de l’aviso Commandant Blaison et de la frégate Primauguet. Qui se seraient trouvés dans le dossier de l’instruction depuis 2005 !

 

Une clarification du ministre de la Défense

 

Il aura fallu une clarification du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le 12 août dernier, pour que l’on se rende apparemment compte de la présence de ses pièces dans le dossier. Ces journaux de bord auraient été déclassifiés en 2005 et immédiatement versés à la procédure. Et donc, selon toute vraisemblance, consultables par l’ensemble des parties, y compris les avocats de la famille. Ces derniers ne le savaient visiblement pas, puisque c’est en raison de la « pression » qu’ils ont mise durant l’été au ministère de la défense que Jean-Yves Le Drian a effectué sa mise au point. Pour mémoire, la partie civile réclame depuis longtemps la levée des points bloquants concernant le mouvement des bâtiments militaires sur zone au moment du naufrage.

 

Des nouveaux éléments pour les parties civiles ?

 

Un des conseils des parties civiles a confirmé l’information du ministre et a précisé que les journaux de navigation des 14 et 15 janvier 2004, les journaux de bord du 13 au 15 janvier 2004 et les journaux des opérations du 13 au 15 janvier 2004 ont été transmis en date du 12 décembre 2005. Ils sont scellés au tribunal de Nantes. En revanche, les journaux de bord des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins n’ont jamais été déclassifiés.

Un rebondissement inattendu qui pourra peut-être permettre aux avocats des familles d’éviter la clôture de l’instruction le 4 octobre prochain. Pour cela, ils devront trouver , dans ces documents oubliés, des éléments suffisants pour demander des compléments d’instruction.

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