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Les nouveaux bateaux continuent d'accoster au port de Keroman. Dimanche dernier, c'est le Naoned (« Nantes » en breton) qui a fait son entrée dans le port de pêche lorientais. Armé par la Scapak, l'armement artisanal créé en mars dernier par l'Apak et la Scapêche avec l'aide de l'Armement du Golfe de Gascogne Morbihan, ce chalutier de 23,40 m est équipé pour la senne danoise. Le Naoned n'est autre que l'ancien Gloire-à-Marie III. Le chalutier, construit en 1999 chez Piriou, a été racheté par les Lorientais à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Il a passé huit mois dans les chantiers néerlandais Padmos, où il a été complètement refondu et transformé en senneur danois. L'investissement total se monte à 2 M€. Avec la senne danoise, l'armateur escompte des économies de carburant - jusqu'à 20 % - et du poisson de grande qualité. Espèces visées : le rouget, le merlu, la seiche et l'encornet. Mais ce premier bateau de la Scapak est un navire polyvalent : l'été, le Naoned pêchera le thon germon au chalut pélagique.

Deux nouveaux chalutiers pour l’Apak en 2018 et 2019À Keroman, les derniers préparatifs sont en cours avant la première marée. Aux commandes du Naoned : Yohann Madiot, ancien patron du chalutier Dolmen (Apak). Sur le pont avec lui : Jean-François, chef mécano, André, le bosco, et les matelots Jérémy, Arnaud et Édouard. L'équipage compte aussi Julien, un stagiaire élève du lycée maritime d'Etel. Outre le Naoned, via la Scapak, l'Armement de la pêche artisanale de Keroman est à la manoeuvre pour renouveler sa flottille : deux nouveaux chalutiers vont entrer en construction au chantier Padmos, aux Pays-Bas. Le premier est attendu à Lorient en 2018, en remplacement du Marie-Lou ; le second, en 2019, en remplacement du Dolmen. Les deux chalutiers - ils ont été construits en 1987 - vont être sortis de la flotte lorientaise. Le Marie-Lou a été vendu à un armateur d'Oléron. Outre une carène innovante, les deux nouveaux navires offriront plus de confort aux équipages, en terme de bruit et d'aménagement des espaces de vie notamment. Investissement : 3,5 M€ par bateau.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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