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Airbus achève l’intégration du nouveau satellite océanique Sentinel-6A à Friedrichshafen, en Allemagne. L’assemblage et l’intégration terminés, il va quitter les rives du lac de Constance pour Ottobrun, près de Munich, pour une « série d’essais intensifs effectués par la société IABG (Industrieanlagen Betriebsgesellschaft mbH) dans le but de démontrer son aptitude au vol spatial », explique le groupe dans un communiqué.

Le programme océanographique Jason-CS/Sentinel-6 (CS, pour continuité de système) s’inscrit dans la poursuite de missions de mesures des océans par satellites entamées en 1992. Trois satellites Jason avaient été lancés en 2001, 2008 et 2016. Le lancement du premier satellite Sentinel-6A est prévu pour 2020. Le second (Sentinel-6B) aura lieu en 2026.

 

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© AIRBUS

(© AIRBUS)

Copernicus Sentinel-6 (son nom complet) doit fournir des mesures de haute précision sur la topographie de la surface des océans. Il pourra évaluer la distance qui le sépare de la surface de l’océan à quelques centimètres près. Pendant les sept ans de sa mission, il utilisera les données recueillies pour cartographier l’ensemble de la topographie océanique, à raison d’un cycle de revisite de dix jours.

Alors que les océans montent de 3.3 millimètres par an en moyenne, les informations collectées permettront d’évaluer le niveau des mers, la vitesse et la direction des courants, ainsi que le stockage de chaleur dans l’océan. « Ces mesures seront indispensables pour modéliser les océans et anticiper les montées des eaux », écrit Airbus. « Les données recueillies permettront aux gouvernements et institutions d’établir des plans de protection efficaces pour les régions côtières. Elles seront particulièrement précieuses pour les agences de gestion des catastrophes naturelles et les autorités chargées de l’urbanisme, de la sécurisation des bâtiments ou de la certification des digues ».

 

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