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Depuis douze ans qu'on en mesure en Bretagne le tonnage ramassé et les surfaces qu'elles recouvrent, les algues vertes n'auront jamais été si rares que cette année. S'il faut s'en réjouir, il ne faut pas se laisser aller au triomphalisme, résume le préfet de région.
 
Le dernier bilan des échouages d'algues vertes, dressé le 18 août, fait état d'une surface recouverte inférieure de moitié à la moyenne 2002-2013. Même tendance pour le tonnage collecté : 28.000 tonnes sur la période, contre 46.000 l'année dernière.Cette évolution est cependant assez contrastée selon les secteurs. Ainsi les échouages à Guissény (Finistère) ont-ils été supérieurs à la moyenne des années précédentes. Et, alors que le ramassage en baie de Saint-Brieuc est tombé à 1.000 tonnes contre 20.000 voici cinq ans, il est resté quasi stable à 18.000 tonnes à Plestin-les-Grèves (Côtes d'Armor).
 
 
Météo salvatrice, contrats prometteurs
 
 
Si le bilan global 2013 est bon, « c'est essentiellement dû aux conditions météorologiques, marquées par un printemps froid et un été tardif », analysait, hier soir, le préfet Strzoda à la sortie du comité régional « Algues vertes ». « Mais le travail qui a été fait a certainement contribué aussi à ce résultat ».Ce travail, qui représente un investissement public de 134 M€ sur 2010-2015 (41 Agence de l'Eau, 40 État, 20 Région, 10 départements et Ademe) s'articule autour des huit contrats de baie par lesquels les agriculteurs s'engagent à réduire les flux d'azote. Tous sont désormais opérationnels. Leur réussite sera évaluée en 2015. « Si les objectifs (NDLR : 30 % d'azote en moins) ne sont pas atteints, il faudra passer à des mesures plus contraignantes », prévient le préfet qui se montre, néanmoins, confiant sur les résultats de la mobilisation des parties prenantes.
 
 
Séchage, compostage et méthanisation
 
 
L'autre volet, celui du traitement des algues collectées, est également bien engagé. « Trois unités, qui fonctionnent en séchage ou en compostage, sont opérationnelles », rappelle Gilles Petitjean, directeur régional de l'Ademe. « Les deux autres prévues au programme seront prêtes avant l'été prochain, ce qui portera la capacité de traitement à 40.000 tonnes ».Dans le même temps, l'Ademe prévoit la création de cinq unités de méthanisation sur les bassins versants, de manière à produire un engrais sec (donc transportable) qui puisse se substituer à l'azote minéral importé. Objectif : réduire de 40 tonnes les rejets azotés.
 
 

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