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Directeur de l’Ecole Centrale de Nantes depuis cinq ans, Arnaud Poitou a vu sa candidature à un second mandat rejetée par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Il se voit contraint de quitter ses fonctions ce vendredi. En attendant le recrutement d’un nouveau directeur, qui devrait entrer en fonction au 1er janvier prochain, Armel de la Bourdonnaye, qui dirigeait précédemment l'Ecole nationale des ponts et chaussées, a été nommé administrateur provisoire.

La nouvelle du débarquement d’Arnaud Poitou a surpris le personnel de Centrale Nantes et suscité un certain émoi. L’ex-directeur semble payer l’échec du projet Isite, portant sur le rapprochement de l’école d’ingénieur avec l’Université de Nantes en vue de créer un grand pôle de recherche. Arnaud Poitou fut l’un des principaux artisans de cette initiative, bien partie pour aboutir jusque récemment puisque les conseils d’administration des deux établissements avaient voté une même feuille de route en février dernier. Mais des discordances sont ensuite apparues, l’Université souhaitant apparemment avoir la main sur la gestion de l’ensemble des personnels du futur pôle. Une volonté rejetée par le Conseil d’administration de Centrale Nantes qui, convoqué en urgence le 7 juillet, a décidé l’abandon pur et simple du projet.

Il conviendra de voir comment évoluera la stratégie de l’école et quels seront les orientations et choix budgétaires de la future direction, par exemple en matière de projets liés au maritime, dont le poids s’est sensiblement accentué ces dernières années dans l’activité de l'école. On pense notamment au développement du site d’essais des énergies marines (SEM-REV) au Croisic, au financement de l’extension du bassin de houle ou encore à l’accueil du site nantais de l’Ecole Nationale Supérieure Maritime, conditionné aux investissements de rénovation de certains locaux.

 

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