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Une nouvelle unité mixte de recherche intitulée « Dynamique et durabilité des écosystèmes : de la source à l’océan » (DECOD) est née le 1er janvier 2022 du regroupement d’équipes de recherche d’INRAE, de l’Ifremer et de l’Institut Agro de Rennes. Cette nouvelle entité rassemble 140 chercheurs, ingénieurs et techniciens de laboratoires situés à Brest, Lorient, Nantes et Rennes. Elle a pour ambition de contribuer à produire des connaissances pour anticiper les changements liés aux différentes pressions exercées par les activités humaines sur la biodiversité aquatique continentale et marine.

Les activités de ce nouveau collectif de recherche seront centrées sur l’analyse des processus à l’œuvre dans les milieux aquatiques continentaux et marins, l’évaluation de l’état de la biodiversité et la construction de scénarios de futurs possibles pour ces écosystèmes.  En unissant leurs forces en systèmes d’observation, d’expérimentation et de modélisation, les chercheurs de DECOD seront en mesure d’apporter des réponses sur les problématiques de biodiversité dans le continuum terre-mer.

De la source à l’océan

S’intéresser au continuum terre-mer et à leurs interfaces (aquatique/terrestre, eau douce/eau salée, littoral/haute-mer…) est fondamental pour compléter les connaissances acquises sur ces écosystèmes considérés isolément et pour comprendre et si possible enrayer la chute de la biodiversité aussi bien dans les milieux aquatiques marins (-36% pour les vertébrés entre 1970 et 2012) que continentaux (-81% sur la même période). Ces écosystèmes subissent massivement les conséquences des activités anthropiques (destruction et fragmentation d’habitats, pollution, réchauffement, exploitation, invasions biologiques), qui interagissent en faisant fi des frontières entre les écosystèmes. De la terre à la mer, tout est connecté. Certaines espèces exotiques qui envahissent nos cours d’eau partent aujourd’hui à l’assaut du milieu terrestre, les polluants utilisés sur le continent impactent les habitats aquatiques d’eau douce et marins, les poissons migrateurs pêchés dans nos rivières sont aussi affectés par les changements globaux au cours de la phase marine de leur vie, nos côtes urbanisées abritent une large proportion des jeunes poissons qui pourront être pêchés plus tard en haute mer.

Pour une exploitation durable des ressources halieutiques

La durabilité des écosystèmes est le socle sur lequel repose la durabilité des activités anthropiques comme l’exploitation des ressources halieutiques. L’UMR DECOD portera une vision écosystémique de ces problématiques, dans laquelle la connaissance des dynamiques écologiques et leur projection à partir de modèles prédictifs plus au moins complexes permettent de soutenir la prise de décision et la gestion d’une exploitation durable.

Communiqué de l’INRAE, de l’Infremer et de l’Institut Agro, 11/01/22

 

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Science et Environnement