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Comme cela était attendu dans le cadre du renouvellement de la flotte océanographique française, l’Ifremer vient de lancer le marché pour la construction d’un nouveau navire hauturier de 45 mètres. Pour mémoire, l’Ifremer doit actuellement renouveler plusieurs unités de sa flotte, à commencer par le Thalia et l’Alis. La dernière construction neuve d'Ifremer remonte à 2005 avec le Pourquoi Pas? Cette nouvelle unité régionale fait donc l’objet d’un appel d’offres dont les réponses doivent être fournies début janvier. 

Ce dernier précise que le nouveau bateau va travailler dans de nombreuses disciplines : paléoclimatologie, océanographie physique et biologique, fonctionnement de l’écosystème, biogéochimie mais aussi évaluation des pêcheries ou encore formation d’étudiants. Il devra donc disposer d’un pont étendu capable d’accueillir deux drones sous-marins ou de surface, deux conteneurs de 20 pieds, ainsi que l’ensemble du matériel de prélèvement et de traitement nécessaire à ces missions. Il sera ainsi notamment équipé d’une gondole. La connexion satellite devra également être performante pour permettre des opérations de télé-sciences et des campagnes impliquant de la réalité virtuelle immersive.

Le navire sera amené à travailler un peu plus d’un tiers de son temps en Bretagne, un autre dans le golfe de Gascogne, un quart en Manche et le reste sera distribué entre l’Atlantique, les Antilles et la Guyane. Il devra donc disposer de capacités de navigation hauturières. En ce qui concerne ses dimensions, il ne pourra dépasser 45 mètres de long, 12 mètres de large et 4 mètres de tirant d’eau. Il devra disposer d’une autonomie de 21 jours, de laboratoires secs et humides de 50 m2 et d’une salle scientifique de 20 m2. Il devra accueillir un équipage de 8 à 14 marins et de 10 à 12 scientifiques, pour un effectif maximum de 24 personnes. Sa durée de vie devra être prévue pour 35 ans.

L’appel d’offres comporte un important volet technique relatif à l’empreinte environnementale de cette nouvelle unité. L’objectif annoncé est une baisse de 50% des émissions de CO2 par rapport aux navires équivalents actuellement en flotte.  Avec comme axe principal la réduction de la consommation de la propulsion. Celle-ci annoncée comme diesel-électrique mais obligatoirement prête pour des écocarburants. L’installation d’un conteneur avec une pile à combustible pour l’alimentation en escale doit être possible. Ainsi que les conditions techniques pour installer un parc de batteries ou un moyen auxiliaire vélique. Il est également précisé que le navire devra comporter un maximum de matériaux bio-sourcés et qu’un effort devra être porté sur l’isolation et la récupération d’énergie.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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