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L’association Skravik qui étudie la faisabilité de bateaux de travail à la voile, pour la pêche, la recherche et l’expertise environnementale, a pu modifier son premier prototype pour l’équiper d’un portique arrière. Ce module de travail polyvalent a pu être installé grâce à la campagne de financement participatif qui lui a permis de réunir 12.500 euros, au-delà de l’objectif de 10.000 euros.

 

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© SKRAVIK

(© SKRAVIK)

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© SKRAVIK

(© SKRAVIK)

 

L’association a installé une structure de 1.75 mètre de haut, par 4.3 de large. La potence arrière déborde de 1 mètre sur l’arrière. Sur la poutre principale sera reporté le rail d’écoute pour que la grand voile soit bien au-dessus de la tête et ne gêne pas les opérations, mais aussi pour pouvoir fixer des supports pour la manutention des engins. Elle servira notamment pour la pêche à la voile (ligne, filet et casier). La poutre extérieure aura une capacité de charge de 100 kg pour la manutention d’engins océanographiques pour faire des prélèvements.

 

 

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© ALAN KERNEH

(© ALAN KERNEH)

 

Reste encore à ajuster un bastingage, pour fermer la plateforme de travail et sécuriser les marins, et à les souder. L’association, installée au port du Tinduff, à Plougastel-Daoulas (Finistère), travaille sur le bateau qui se trouve en extérieur, sur le terre-plein, et reste tributaire de la météo. Skravik travaille également sur l’électronique qui doit être mise à niveau.

En attendant, l'association bénéficie d’un conteneur aménagé, don de Didier Ragot, marin ayant navigué avec Olivier de Kersauson. Après l’avoir nettoyé et vérifié l’électricité, il doit servir de base technique avec une partie atelier et une partie bureaux. Skravik attend que la mairie installe un branchement électrique pour pouvoir se raccorder.

 

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© MER ET MARINE - GAEL COGNE

Le prototype en septembre dernier, à Saint-Nazaire, avant l'ajout du portique. (© MER ET MARINE - GAEL COGNE)

 

Le bateau devrait être remis à l’eau au début de l’année prochaine. Les membres de l’association s’attelleront à mener les premiers essais, à prendre le navire en main et ensuite à tester la pêche jusqu’à fin avril. « On commencera avec des engins à blanc, de faux engins de pêche, pour simuler les actions de pêche, puis en mettant de vrais hameçons, filets et casiers », explique à Mer et Marine Tangi Le Bot, coordinateur projet de flotte océanographique. Ensuite, « on veut attaquer les phases de tests avec des scientifiques qui viendront à bord tester leurs protocoles ».

Pour mémoire, Skravik (sterne en breton) réunit six porteurs de projet. L’association a acheté un Corneel 26 dans le but de le transformer en voilier de travail. Le bateau de plaisance est passé par le chantier Kaïros, de Roland Jourdain, à Concarneau, et bénéficie de l’aide de Mer Forte, pour le travail d’architecture navale. L’association, qui recherche encore des financements, veut expérimenter les possibilités d’une pêche-écologie à la voile, accueillir des scientifiques et bureaux d’études sur leur bateau silencieux, mais aussi travailler sur l’innovation sociale, tout en homologuant son prototype.

- Voir notre article détaillé sur Skravik

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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Science et Environnement