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Avec leur retour à Concarneau, les explorateurs d’Under the pole entament le début d’un nouveau chapitre de leurs expéditions. En plein développement, l’équipage veut se donner les moyens de ses ambitions, avec cinq projets dans les cartons.

1 Repartir dans une nouvelle expédition

Après avoir parcouru les millieux polaires et tropicaux de 2017 à 2021, le retour du Why à Concarneau, samedi, a signé la fin du programme Under the pole III. Place désormais à Under the pole IV Deeplife. Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable, s’étalera de 2021 à 2030. Les premières expéditions seront lancées au printemps 2022. « On repart pour l’Arctique, au Svalbard, sur l’île du Spitzberg. Un peu plus tard, à l’automne, ce sera les Canaries et début 2023 les Caraïbes. Ça nous fera un triptyque polaire, tempéré et tropical, et c’est un peu ça qui va guider le programme Deeplife », détaille Ghislain Bardout, cofondateur d’Under the pole.

2 Explorer encore plus profondément les océans

La capsule sous-marine a été l’une des vraies réussites d’Under the pole III. Un succès que les équipes veulent réitérer, avec la construction d’une seconde capsule par les chantiers Piriou. Cette dernière possédera les mêmes dimensions et caractéristiques que sa grande sœur. Seule différence : la nouvelle capsule pourra être immergée jusqu’à 50 m de profondeur, contre 25 m actuellement. « On sait que ça marche et donc on peut être un peu plus ambitieux encore », sourit Ghislain Bardout.

3 Construire le successeur du Why

Durant les premiers voyages de Deeplife, sera mis en chantier le Why not, goélette en aluminium de 35 m qui doit succéder au navire actuel, le Why. « On espère le mettre en chantier dès le 1er trimestre prochain », informe Ghislain Bardout, avec une mise à l’eau attendue pour début 2023. Si le cahier des charges et les plans sont désormais bouclés, la recherche de financement est, elle, toujours en cours.  « On lance un appel d’offres chantiers qui va démarrer à la fin du mois. Les chantiers Piriou sont dans la boucle, mais aussi les chantiers Ocea aux Sables-d’Olonne, un en Espagne et un autre en Turquie », complète-t-il.

4 Trouver un siège à Concarneau

Avec désormais 13 salariés à temps plein, Under the pole a besoin « de bureaux, de hangars, d’ateliers, de magasins pour le matériel et l’entretien ». Actuellement installée dans les locaux du fonds Explore à Concarneau, l’équipe recherche un lieu plus adapté à ses besoins de développement. « Ça se fera à Concarneau, on cherche sur le port », déclare le cofondateur, qui évoque la piste sérieuse de l’espace libéré de 4 000 m² de la criée, qui subit actuellement un vaste chantier de restructuration.

5 Sensibiliser à l’aide d’une caravane

Grâce à un fonds européen obtenu et CCA, Under the pole va développer un projet de caravane mobile. « Elle est en construction et va bientôt être livrée. C’est une exposition itinérante, une belle caravane », annonce Ghislain Bardout. « L’idée première, c’est d’aller dans les écoles, les cours de récréation et de faire de la sensibilisation », ajoute-t-il. L’installation est attendue pour début 2022.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

 

 

 

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