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Plastic Odyssey est en train d’installer ses machines « low-tech » sur son navire à Dunkerque. L’équipe du projet de réduction de la pollution plastique est notamment mobilisée pour souder les supports des machines sur le bateau. L’atelier de recyclage de 200 m2, situé sous le pont casquette créé sur l’ancien navire de recherche océanographique, contiendra neuf machines de valorisation du plastique fabriquées à Marseille, dont un bac de lavage, un broyeur, un compacteur, une extrudeuse, une presse hydraulique ou encore une pyrolyse et un four à plaques.

 

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© PLASTIC ODYSSEY

(© PLASTIC ODYSSEY)

 

Ces machines seront testées en juillet, à Dunkerque, dans le cadre du programme PO Lab lancé par Plastic Odyssey. Il s’agit d’incuber six premiers projets de recyclage du plastique pendant trois semaines. Le programme « comprend un accompagnement sur la partie technique, mais aussi plusieurs sessions de formations à l’entrepreneuriat social », explique Plastic Odyssey. Les entrepreneurs seront formés sur l’usage des machines et prototyper avec eux des manières de recycler le plastique.

 

Diaporama orphelin : container

 

Les premiers projets lauréats sont une planche de skateboard en plastique recyclé (Jason Knight), un vélo écologique construit à partir de déchets ménagers (Sribouavong Daovone), un projet pour donner une seconde vie aux matériaux plastiques de la filière ostréicole (Charlotte Rhone), un lingot en plastique recyclé pour permettre à chacun de racheter son empreinte plastique (Alban Desbarax et David Le Gall), un bac de recyclage pour la collecte, le tri et transformation des déchets en circuit court (Nicolas Legendre) ou encore une dalle de revêtement perméable à base de plastique recyclé (Pierre Quinonero et Sébastien Molas).

Plastic Odyssey souhaite réitérer ce type d’opération pour créer un réseau d’entreprises sociales dans le monde autour du recyclage plastique. L’idée étant que pour réduire la pollution plastique, il faut traiter les déchets plastiques en les revalorisant avant qu’ils se retrouvent en mer.

Plastic Odyssey doit réaliser un tour du monde de trois ans à travers 30 pays du monde, qui commencera par un tour de France à partir de septembre, une fois les travaux d’aménagement et de finition terminés, ainsi que les essais réalisés pour reprendre la mer, après des mois d’immobilisation pour le refit complet du navire. La première escale aura lieu en novembre, en Egypte. Par la suite, dans chaque pays, Plastic Odyssey va chercher des solutions pertinentes proposées par des entrepreneurs et les soutenir pour tester, prototyper et développer leurs propositions.

Par ailleurs, à l’occasion de la journée mondiale de l’Océan, mardi 8 juin, Plastic Odyssey a diffusé un dossier sur quatre idées reçues sur la pollution plastique. Simon Bernard, cofondateur du projet, y explique que « le plastique qui pollue l’océan ne peut pas être collecté par des bateaux », « le 7ème continent de plastique n’est pas un amas de déchets », « le plastique en mer ne vient pas majoritairement d’une dizaine de fleuves », ou encore que « la pêche n’est pas à l’origine de la majorité de la pollution plastique ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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Science et Environnement