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Ce n’est hélas pas une surprise. En 2021, les océans du globe sont plus chauds que jamais mesuré dans l’histoire, indique une étude publiée par 23 chercheurs dans la revue Advances in Atmospheric Sciences. Un record pour la sixième année consécutive directement lié au réchauffement climatique. Et ce, malgré une année « La Niña » qui refroidit les eaux du Pacifique.

Cette étude analyse les changements du « contenu en chaleur de l'océan » (ou OHC pour « Ocean Heat Content »). Il est estimé « à partir de la mesure de la dilatation thermique de l'océan basée sur les différences entre le contenu total du niveau de la mer dérivé des mesures altimétriques et le contenu massique dérivé des données gravimétriques », selon l’Ifremer. C’est un indicateur du réchauffement climatique alors que l’océan absorbe une grande quantité de la chaleur excédentaire (plus de 90% de la chaleur générée depuis cinquante ans a été absorbée par les océans), jouant le rôle d’un thermostat.

Ainsi, à partir de bases de données de l’IAP/CAS (Institute of Atmospheric Physics Chinese Academy of Sciences) et du National Centers of Environmental Information (NCEI/NOAA), les chercheurs expliquent que l’OHC était supérieur de 14 à 16 zettajoules (1 zetta J = 1021 J, soit deux fois plus que la quantité d’énergie produite par l’ensemble des activités humaines en un an), en fonction des données utilisées, à celui de 2020. Dans les 2000 mètres supérieurs des océans, l’OHC s’est établi en 2021 à 227 zettajoules, selon les données NCEI/NOAA, et à 235 zettajoules, d’après les données IAP/CAS. Contre, respectivement, 211 zettajoules et 221 zettajoules en 2020. C’était déjà un record pour la cinquième année consécutive, depuis 1955.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

 

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Science et Environnement