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L’organisation de défense de l’environnement a créé la surprise en annonçant qu’elle suspendait ses campagnes contre les baleiniers japonais dans les eaux du Grand Sud. Depuis une décennie, chaque hiver, les navires de Sea Shepherd harcelaient les bateaux usines et harponneurs nippons dans les mers voisines de l’Antarctique, donnant lieu à des confrontations aussi spectaculaires que dangereuses, chaque camp ne se faisant aucun cadeau. Ces actions ont eu pour effet de perturber fortement leurs opérations de pêche. « En 10 ans de missions, nous avons sauvé 6500 baleines. Nous avons poussé le Japon à diviser par trois son quota passé de 1050 baleines à 333 (seul nombre réaliste pour eux en la présence de Sea Shepherd), nous leur avons coûté plus de 200 millions de dollars de pertes et nous avons exposé la chasse baleinière en Antarctique, autrefois confidentielle, à la face du monde », affirme Lamya Essemlali, présidente Sea Shepherd France. 

Mais l’organisation estime avoir désormais atteint ses limites. « Aujourd’hui, pour sauver la face, le Japon a changé de stratégie, en étant moins "gourmand", en doublant sa surface de chasse et en nous traquant avec des moyens satellites. La conséquence de cela est que nous ne pouvons pas abaisser davantage leurs captures avec les moyens dont nous disposons ».

Sea Shepherd a donc décidé de suspendre sa campagne en Antarctique, tout en continuant de dénoncer la chasse à la baleine et en appelant la communauté internationale à faire pression pour que le Japon cesse cette pratique. L’organisation prévient par ailleurs que si les prises augmentent de nouveau, les actions reprendront. En attendant, elle estime préférable de mobiliser ses moyens « là où nous pouvons vraiment faire la différence ». Les eaux de l’Afrique de l'Ouest, du Mexique, de la Colombie Britannique ou encore de la Méditerranée sont notamment évoquées.

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Science et Environnement