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Dans le cadre de la création de son fonds pour accélérer la transition énergétique et financer des projets à la pointe de l’innovation, CMA CGM a décidé de soutenir le projet SeaOrbiter. Imaginé par l’architecte français Jacques Rougerie, ce vaisseau d’exploration et laboratoire océanographique flottant vise à mieux connaitre les mers et océans, qui ont un rôle essentiel dans le climat et la biodiversité sur Terre. Les études ont été relancées cet été, a appris Mer et Marine. Et, si tout se passe bien, la mise en chantier pourrait intervenir dans moins de deux ans.

Passionné par les océans et convaincu de la nécessité de mieux les connaitre pour mieux les protéger, l’architecte français Jacques Rougerie, après avoir travaillé de longues années sur les habitats sous-marins, dévoilait en 2005 SeaOrbiter. Un vaisseau au design futuriste, rappelant l’imaginaire de Jules Verne avec le Nautilus du capitaine Némo. Destiné à servir de plateforme scientifique et d’outil pédagogique, propulsé mais conçu pour passer l’essentiel de son temps à dériver grâce aux courants marins, SeaOrbiter doit servir de base scientifique, notamment pour des plongeurs, emporter de nombreux capteurs et pouvoir mettre en œuvre des engins sous-marins d’exploration. Il se présente sous la forme d’une structure de 57 mètres de haut, dont la particularité est son architecture verticale. La partie supérieure, qui culmine à 27 mètres au-dessus des flots, accueille le poste de pilotage, les systèmes de communication, un laboratoire, une plateforme de mise à l’eau d’embarcations, un local plongée, des zones de stockage de matériel ou encore une zone médicalisée et un espace de détente. S’y ajoutent des compartiments techniques, notamment ceux dédiés à la production d’énergie. Pour réduire au maximum son impact environnemental, SeaOrbiter doit être doté de panneaux solaires et d’éoliennes permettant de répondre en partie à ses besoins énergétiques. Pour le reste, notamment l’électricité nécessaire aux propulseurs, Jacques Rougerie pense à employer des biocarburants, les générateurs diesels étant la seule solution disponible à l’époque. 

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