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Alors que la France dispose depuis plus de quarante ans de deux terminaux méthaniers, Fos-Tonkin (1972) et Montoir-de-Bretagne (1980) exploités par Elengy, la construction de deux nouveaux sites, Fos-Cavaou (Elengy) et Dunkerque LNG (détenu par le groupe belge Fluxys) qui ont été ouverts en 2010 et 2017, avait été à l’époque jugée inutile par certains observateurs. Les projets relatifs à d’autres terminaux méthaniers, au Verdon, au Havre et à Fos, avaient d’ailleurs été abandonnés, le marché n’étant pas jugé suffisamment porteur pour de tels investissements. Aujourd’hui, la pertinence de disposer d’au moins quatre pôles sur le territoire national ne fait plus l’ombre d’un doute, la guerre en Ukraine et la question de la dépendance au gaz russe ayant largement démontré leur intérêt. Dans ce contexte, on se réinterroge même sur l’opportunité d’accroître les capacités existantes. Le gouvernement veut en tous cas développer les importations de GNL.

Les avantages du GNL

Contrairement aux approvisionnements par gazoducs, qui constituent par nature des flux « fixes » entre pays producteurs et consommateurs, les terminaux méthaniers présentent en effet l’avantage de pouvoir adapter et diversifier les sources d’approvisionnements. Ils reçoivent du gaz naturel sous forme liquéfiée après refroidissement à – 160°C (le GNL est facile à stocker car il présente un volume 600 fois inférieur à l’état gazeux) transporté par des navires spécialisés arrivant du monde entier. Il est donc possible de jouer sur les provenances, ce système n’ayant guère comme défaut que d’être potentiellement plus exposé à la concurrence en cas de tension sur les approvisionnements mondiaux. Ce qui est surtout valable pour le marché spot, soumis aux variations

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