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Le bruit court depuis la mi-mars. Des réflexions sont en cours pour envisager l’installation d’une unité flottante de stockage et de regazéification (Floating Storage Regasification Unit – FSRU) dans le port du Havre. Cette option fait partie des différents solutions étudiées sous l’égide du ministère de la Transition écologique pour augmenter les capacités françaises d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL). Cela, dans le cadre d’une stratégie européenne visant à réduire, puis à terme se passer, du gaz provenant de Russie. Alors que la priorité du moment est de reconstituer les stockages européens de gaz, dont le niveau est anormalement bas et qui doivent être impérativement complétés avant l’hiver prochain, les alternatives au gaz russe sont de deux natures. La première consiste à augmenter les livraisons par gazoducs d’autres pays producteurs, comme la Norvège (premier fournisseur de la France par exemple) et l’Azerbaïdjan. La seconde d’accroître les importations de gaz naturel liquéfié (GNL) acheminées par voie maritime, par exemple celles en provenance du Qatar et des Etats-Unis (qui se sont engagés à livrer 15 milliards de m3 supplémentaires de GNL cette année). Mais cette seconde solution suppose d’accroître les capacités de réception du GNL en jouant sur les terminaux méthaniers existants en Europe, l’amélioration de l’interconnexion des réseaux et la création de nouveaux sites de réception.   

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