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La fédération Agir pour le Fluvial a pris connaissance hier des mesures prises en faveur des infrastructures routières et ferroviaires : 2,8 milliards d’euros d’investissements sur 5 ans.

Cette annonce qui ignore une fois de plus l’infrastructure fluviale est un camouflet à l’adresse de ceux qui ne cessent d’interpeller les pouvoirs publics sur le potentiel de développement économique que détient le secteur fluvial, de ceux, transporteurs fluviaux ou opérateurs de tourisme qui travaillent quotidiennement sur le réseau et de ceux qui vivent dans les 47 départements irrigués par une voie navigable.

Après l’annonce de la suspension du processus de réalisation du Canal Seine-Nord Europe, l’absence de référence au report modal vers le fluvial à l’occasion de l’ouverture des Assises de la mobilité faite par le ministre de la Transition Écologique et Solidaire, la non prise en compte de ce mode qui devait, selon les propos même de VNF à l’occasion de la COP 21 , être « un acteur incontournable de la transition écologique », la fédération se demande si l’État a décidé de tourner le dos à la voie d'eau.

Alors que le mode fluvial est l'un de ceux qui contribuent le plus à la lutte contre le réchauffement climatique puisque le basculement des flux de marchandises de la route vers la voie d'eau permet de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre, que les acteurs du fluvial ont fait la preuve depuis 20 ans de leur capacité à augmenter la part modale de la voie d’eau, et cela malgré une insuffisance patente d'investissements sur le réseau, comment l’État peut-il ignorer ce mode ?

Au moment où la transition écologique apparaît plus que jamais comme vitale pour la planète et est affichée comme prioritaire par le gouvernement, il est grand temps que l’État mène une politique offensive et ambitieuse de rééquilibrage modal, en reliant enfin le réseau fluvial français au réseau européen, et en assurant sa pérennité par un vrai programme de remise à niveau.

Alors que les entreprises sont à la recherche de solutions alternatives au routier, que le secteur du tourisme fluvial est en pleine expansion, que les métropoles se tournent à nouveau vers les voies d’eau qui les traversent, quelle est l’orientation prise par le gouvernement pour accompagner et soutenir cette dynamique ? Unis au sein de la fédération nous interpellons les pouvoirs publics afin que par un signal fort ils manifestent leur soutien au secteur fluvial, aux acteurs économiques, aux collectivités locales et aux usagers concernés

Communiqué d'Agir pour le Fluvial, 28/09/2017