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Le mardi 1er juin, le Jean-Pierre Le Roch, chalutier de la Scapêche, entrait chez Naval Group dans le bassin n°3 (habituellement réservé aux frégates construites par l'industriel) pour y effectuer un arrêt technique avec passage en cale sèche de deux à trois semaines. A tort, l’accueil d’un navire civil dans les bassins de l’ancien arsenal (dont le n°3) a été présenté comme une première, y compris d’ailleurs dans un précédent article publié sur Mer et Marine. C’est ce que nous a fait à juste titre remarquer un lecteur attentif de la place morbihannaise.

 

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© LE TELEGRAMME - JULIEN BOITEL

Le Jean-Pierre Le Roch entrant dans la forme 3 le 1er juin (© LE TELEGRAMME - JULIEN BOITEL)

 

S’il est vrai que cette opération est une première depuis le début de l'ère Naval Group (le changement de nom est intervenu en 2017) et a priori de la période DCNS (2007-2017), l’entreprise a déjà reçu en cale sèche des unités civiles du temps où elle s’appelait DCN, y compris après le changement de statut qui a vu en 2003 l'ancienne Direction des Constructions Navales (qui était une direction du ministère de la Défense) sortir du giron de l'administration pour devenir une société de droit privé. Des bateaux non-militaires, il y en a donc déjà eu dans ses différentes formes, y compris de gros chalutiers. Deux y ont en même été présents simultanément en 1997. Cette année-là, du temps de DCN Lorient et entre deux frégates du type La Fayette, les Pétrel et Victor Pleven sont respectivement passés dans le bassin 1 et le bassin 3. Des carénages réalisés par d’autres entreprises de la région lorientaise, comme le défunt chantier Alstom Leroux Naval, qui ont profité de la disponibilité des formes de l’arsenal pour les louer et mettre des bateaux en cale sèche. D’autres y sont passés, comme le le roulier Françoise en 1998 ou encore le trois-mâts Belem en 2001, mais aussi en 2005/2006 le yacht Kogo, réalisé par le chantier de Lanester et qui après sa mise à l’eau avait rejoint dans la forme 2 de DCN pour ses travaux de finition.

La présence du Jean-Pierre Le Roch dans les bassins de l’ancien arsenal ne fait donc que refermer une longue parenthèse. Mais l’évènement a fait beaucoup de bruit au moment où les acteurs de la réparation navale dans le sud Bretagne cherchent à disposer de capacités supplémentaires, dont un nouvel élévateur à bateaux mais aussi la possibilité de pouvoir employer, quand cela est possible, les installations de Naval Group.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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